En quoi Mme BUZYN a menti ?

Madame, Monsieur, le temps est venu pour chacun de s’informer sérieusement, et de défendre ses libertés.

Très récemment, le premier ministre et la ministre de la santé ont avancé que « 10 enfants sont morts de la rougeole entre 2008 et 2016 » pour justifier l’élargissement des obligations vaccinales et les sanctions encourues par les récalcitrants.

Cette affirmation est mensongère !

Selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, on dénombre :

  • 2 décès de sujets âgés de 1 à 14 ans
  • 6 décès de sujets âgés de 15 à 29 ans
  • 2 décès chez des personnes de plus de 30 ans (âge médian 23 ans, âge maximal 68 ans, BEH n°33-34 du 20 septembre 2011, p356)

Ces déclarations volontairement effrayantes vous cachent aussi que sur ces 10 décès recensés (sur la période 2008-2011 et non 2008-2016 comme annoncé) :

  • 7 étaient immunodéprimés dont 4 pour des causes iatrogènes, c’est à dire suite à des actes médicaux
  • 1 était également immunodéprimé de façon congénitale

Il ne s’agissait donc pas de bébés, ni d’individus dans un état de santé normal. Prétendre que « 10 enfants sont morts de la rougeole ces dix dernières années » n’est pas une vraie donnée mais un allégation fallacieuse visant à provoquer l’emportement émotionnel et l’adhésion affolée.

Pouvons nous y voir une « fake news » pour tromper l’opinion publique ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on éclipse, tout aussi étrangement, que la vaccination aie difficilement été praticable sur ces personnes immunodéprimées. Entre la contagiosité des sujets fraîchement vaccinés, les sujets non répondants et la rougeole déclarée des personnes en règle qu’est ce qui aurait pu les protéger ?

Ces malheureux servent (malgré eux ?) l’utopie de la vaccination de masse.

Notez d’ailleurs que :

1) le BEH mentionne que parmi tous les cas de rougeole recensés entre 2008 et 2011, certains étaient vaccinés avec une dose (10%), d’autres avec deux doses (3,3%) et chez les sujets de plus de 20 ans contaminés, il y avait encore plus de sujets ayant reçu au moins une dose (29,2% et 2,8% avec deux doses).

Vous avez dit  » couverture vaccinale » ? Quelque soit le taux de vaccination, il semble que ladite couverture comporte de gros trous ! Encore une fois, les immunodéprimés ne seraient jamais protégés même si 99% de la population était vaccinée.

En quoi la vaccination obligatoire à l’âge d’un an éviterait à des adultes de contracter la rougeole ?

Pour mémoire avant 1983, la population française très largement non vaccinée, avait une immunité à vie contre la rougeole dans la proportion de 98,6%, car on laissait purement et simplement tous les enfants avoir la rougeole et que le virus circulait en permanence.

Dans les années 70, on comptait 400 000 à 700 000 cas de rougeole par an, avec 20 à 30 décès, une situation en tous points comparable avec la varicelle de nos jours (2016: 700 000 cas de varicelle et 30 décès) sans aucun ministre pour s’en indigner !

Il n’est donc pas du tout certain que ce soit un bon choix de santé publique que d’imposer le vaccin rougeole à tout le monde. La circulation sauvage du virus ne tuait pas plus, mais permettait en revanche d’avoir une immunité durable très large de la population.

2) On observe depuis les débuts de la vaccination des enfants, un déplacement de l’âge de survenue des rougeoles vers les adultes (après 20 ans) , et les enfants de moins d’un an, précisément les tranches d’âge les plus susceptibles de subir des complications.

Le BEH dit exactement :

 » L’incidence très élevée chez les nourrissons, non protégés par des anticorps maternels et trop jeunes pour être vaccinés, est également préoccupante ».

Or, avant 1983, les nourrissons étaient précisément protégés par les anticorps maternels car l’immense majorité des femmes en âge de procréer avaient eue une rougeole qui leur avait conféré une immunité solide, durable et … transmissible. Ce que le vaccin est incapable de faire, justement !

Satisfaite de ses spéculations, Mme Buzyn a cité le décès de 2 adolescents par méningite. Elle a oublié de préciser de quelle souche de méningite il s’agissait (car il en existe de très nombreuses). Il n’existe pas de vaccins pour toutes les souches, et les vaccins qu’elle se propose de rendre obligatoires ne concernent que les méningites à HIB, les méningites dues à des pneumocoques, ( 13 souches sur 100 existantes ) et les méningites à méningocoques C. La ministre a également oublié de nous préciser que l’incidence des méningites à pneumocoques n’a pas baissé depuis qu’on utilise le Prevenar, ni qu’on a du rajouter 6 souches supplémentaires après plusieurs années d’utilisation du Prevenar 7 car on s’était rendu compte que des souches précédemment anodines étaient soudain devenues agressives !

Quid des méningites A, B, Y, W, 135 pour lesquelles il existe un vaccin ? La ministre envisagera-t-elle d’imposer tous ces autres vaccins à 800 000 enfants par an dès qu’un seul cas se produira sur le territoire ?

Si l’Histoire doit nous instruire, reprenons quelques chiffres. Quand le vaccin polio devint obligatoire en 1965, les chiffres sur les 10 années antérieures étaient de 15328 cas déclarés de polio pour 1386 décès. On peut faire des recherches du même ordre sur la diphtérie, le tétanos, la tuberculose etc. Les courbes de ces maladies n’ont jamais dessiné de nouveau pic, quelque soit les politiques vaccinales en vigueur, bien au contraire.

Par exemple, la levée d’obligation du BCG en 2007, a été suivie de la diminution inexorable du nombre de cas de tuberculose.

Dans l’absence d’urgence sanitaire et de données sérieuses, tout un chacun comprendra que la santé des enfants est loin d’être la préoccupation au centre des mesures annoncées.

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